Le gouvernant, sûrement à raison, veut en finir avec les régimes spéciaux, qui sont injustes à l’égard du reste de la population. Qui sont obsolètes tant ils datent d’un temps révolu, ou la prime du passage au tunnel avec une locomotive à vapeur était compréhensible, mais avec le TGV rien de tel, et heureusement vu la longueur du tunnel sous la manche.
Donc, gardez bien cette idée en tête, le gouvernement veut par ce type de réformes faire des économies.
Négocier, négocier, négocier…
Je m’imagine, enfin, un court moment, être à la place des cheminots. Je fais une grève longue, impopulaire, dure, une paralysie générale du pays. Pour me retrouver à la table des négociations. On dit ça et là, dans la presse, le gouvernement n’a pas lâché d’un pouce, il crie victoire… À part que la loi n’est pas encore passée, mais bon, passons sur ce léger détail.
Si je suis cheminot, que je rentre en négociation, c’est pour me battre, les dents serrées sur mes acquis, il faudra me passer sur le corps pour me reprendre mes 2 années et demie qu’on me demande de travailler en plus. Donc, si je lâche sur ça, je veux une contrepartie au moins égale, rien à faire de l’injustice par rapport à la majorité des Français. Donc, le gouvernement, pour faire bonne figure et revendiquer à la presse une grande victoire sur les 40 annuités pour les régimes spéciaux, va donner autant qu’il aura obtenu d’économie.
C’est le système français, un pas en avant et deux en arrière. Depuis 30 ans, la France marche en crabe, les reformes installent des dessins à la Echer et tout tourne en rond.